Rock

Une guitare acoustique, une ambiance ouatée, lysergique, nonchalante, cet album de Guillaume Marietta est un voyage dans la psyché de l’artiste, un voyage évidemment psychédélique (le Prazepam est une molécule utilisée pour le traitement de la dépression).

Alternant titres en français et dans la langue de Shakespeare, les chansons de Prazepam St. évoquent les oeuvres sulfureuses de Jad Wio, le romantisme sombre de Daniel Darc ou Bauhaus, les bidouillages électroniques du post punk britannique. On pense aussi aux écossais de The Jesus & Mary Chain pour cette capacité à composer des titres qui malgré un abord revêche, restent en tête, comme autant de persistances auditives (Ether OK, tube improbable de cet automne ?).

Ce disque est l’œuvre d’un bricoleur au sens noble du terme, un musicien libre se fichant bien de ce qui est in ou out, il construit ce disque avec des sons personnels et parfois incongrus, il risque en permanence la chute, mais retombe toujours sur ses pattes. Prazepam St. fait du bien, hors du temps, hors des modes (intrinsèquement éphémères), il touche vos capteurs sensoriels les plus profonds, et c'est bon !

Coup de coeur proposé par Vincent (BDM)

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