Roman

Alina Gurdiel, la directrice de la collection "Ma nuit au musée", a su être persuasive… elle réussit à convaincre l’auteure de s’enfermer une nuit à la Pointe de la Douane, à Venise, au milieu de la Collection d’Art de la Fondation Pinault. Au gré de sa déambulation nocturne, seule au milieu des œuvres d’art qui l’inspirent, Leïla Slimani  se livre et se laisse envahir par ses fantômes.

Souvenirs d’enfance au Maroc près de ce père mystérieux, vénéré, fou de littérature, face à des accusations qui le détruiront. Puis elle nous confie son « entre deux » : son amour pour la France et le Maroc, son tiraillement entre Orient et Occident. Et surtout, elle nous parle de son amour et besoin d’écriture. "Écrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle". Et c’est ce que ce récit va lui permettre de faire… il est une véritable confession… discrète, éclairée. Au fil des pages, d’une écriture douce et fluide, nous pénétrons dans l’intimité de l’auteure… d’une manière méditative ! Au petit matin, l’auteure sort de l’édifice comme d’un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre !!

Véritable plaidoyer pour la littérature et la liberté d’être juste soi-même, ce texte est à mon sens, le plus abouti de cette auteure !! Magistral !!!

 

Un coup de cœur proposé par Sylvie (Médiathèque de Montfarville)

 

Réserver le roman