Voici le magnifique récit d’une histoire poignante, une famille déchirée par la violence du monde. MaÏa, l’auteure, voit la mémoire de sa mère peu à peu s’effriter… elle décide alors de raconter sa famille, sa vie. Maïa et son frère Jean-Selim, grandissent dans une famille aimante, cosmopolite et ouverte. La mère est française et le père diplomate algérien brillant en poste à l’ONU. Cet humaniste se bat pour éradiquer la faim dans le monde, partant en mission aux quatre coins de la planète. Les enfants et leur mère attendent son retour dans leur appartement de Rome. Puis tous les étés, ils vont rejoindre la famille paternelle en Algérie … ils s’y sentent chez eux, "un pays doux", avant la brutalité et la haine des islamistes. Le père est envoyé en mission en Chine. Pour la première fois, sa famille le suit. Ils vivront dans ce pays plusieurs mois de bonheur enfin tous ensemble, dans un pays pourtant si différent de ce qu’ils ont connu jusque-là : le soleil et la Méditerranée laissent place à ce pays « gris », tout juste sorti du communisme. Mais les enfants rentrent faire leurs études en France, dans la famille maternelle. Le père resté en Chine, sera retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Privés de leur pilier, les enfants déjà très proches, entrent dans une relation très fusionnelle… "des presque jumeaux". Mais le frère a hérité de son père, une âme de militant et le sens de la justice chevillé au corps. Il entre à l’ONU aussi et sera des grands conflits … Mogadiscio, la Bosnie et puis l’Irak … où il perdra la vie lors de l’attaque des bureaux de L’ONU à Bagdad.

Deux enfants sauveront Maïa du désespoir : sa propre fille et le fils de son frère, nés dans les semaines qui suivirent le décès de Jean-Sélim. L’auteure a voulu rendre un bel hommage à cette famille d’humanitaires, à ces deux hommes tant aimés, qui ont donné leur vie pour en sauver d’autres.

 

Un coup de cœur proposé par Sylvie (médiathèque de Montfarville)

 

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