"Les mots, nous dit Rose, dans l'intimité des chapitres qui lui sont consacrés, j'ai appris à les aimer tous, les simples et les compliqués que je lisais dans le journal du maître, ceux que je ne comprends pas toujours et que j'aime quand même, juste capable de m'emmener ailleurs, de me faire voyager en faisant taire ce qu'il sont dans le ventre, pour faire place à quelque chose de supérieur qui est du rêve. Je les appelle les mots magiciens : utopie, radieux, jovial, maladrerie, miscellanées, mitre, (...) et tellement d'autres que j'ai retenus sans effort, pourtant sans connaître leur sens. Ils me semblent plus légers à porter que ceux qui disent. Ils sont de la nourriture pour ce qui s'envolera de mon corps quand je serai morte, ma musique à moi. C'est peut-être ce qu'on appelle une âme ».

À ceux qui aiment la littérature noire. Aux amoureux des belles phrases, aux amoureux des mots. À ceux que l'émotion transporte. À tous les insensibles, ceux qui se croient invulnérables. À tout ceux qui aiment lire. Ne passez pas à côté de « Né d'aucune femme ».

Un coup de cœur proposé par Nadette (médiathèque de Saint-Vaast-La-Hougue)

 

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